Pour redorer le blason terni du football congolais

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Bien loin, derrière nous, sont les périodes fastes durant  lesquelles le football congolais a rivalisé avec les meilleures équipes d’Afrique. Cette période va, approximativement, de 1960 à 1974. Nul, en effet, ne peut ignorer les performances, pour le moins flatteurs, réalisées par nos différentes sélections et clubs représentatifs, pendant cette période, dans les coupes et jeux sous-régionaux et africains. Je cite: la coupe des Tropiques, à Bangui, en 1962, les 1ers Jeux africains, en 1965, la 8ème Coupe d’Afrique des nations, à Yaoundé, en 1972, la Coupe d’Afrique centrale, à Brazzaville, en 1972, la Coupe d’Afrique des clubs champions remportée par le CARA, en 1974.
De même, sur le plan national, les clubs enthousiasmaient les foules par le beau jeu, spectaculaire. Ils renfermaient, par ailleurs, d’authentiques vedettes, qui drainaient le public dans les stades. On peut citer: Mbono ‘’Sorcier’’, Dzabana ‘’Jadot-Mwana moké’’, Baleckita ‘’Euzébio’’, Batoukeba ‘’Batos’’, Maxime Matsima, Ongagna ‘’Excellent’’, Foundoux ‘’Mulelé’’, Mbemba ‘’Tostao’’, Bibanzoulou ‘’Amoyen’’, Moukila ‘’Sayal’’, etc.
Hélas, au lieu de se maintenir parmi l’élite du football africain, notre sport-roi se mit à stagner, voire régresser, indiscutablement. Le registre technique du footballeur congolais s’est considérablement réduit, au fil des années. Il faut le lui restituer. Quant aux dirigeants fédéraux, il n’y a pas photo entre la génération d’hier et celle d’aujourd’hui.
Nous sommes en retard d’une guerre sur le plan de l’organisation et la préparation des Diables-Rouges, par rapport à l’évolution du football moderne. Les dirigeants fédéraux actuels sont en panne d’imagination, contrairement à leurs devanciers. Il faut, peut-être, aller au fond des choses: vérifier, sans complaisance, leurs compétences.
Devant une pareille situation, qui risque de perdurer, si l’on ne prend garde, que devons-nous faire?
Pour avoir une bonne sélection nationale, il faut, d’abord, des dirigeants connaissant, parfaitement, l’évolution du football international. S’agissant de la sélection des joueurs évoluant à l’étranger, l’idéal serait de s’appuyer sur un noyau de détecteurs de talents résidant, au besoin, en Europe. Quant au sélectionneur national, il doit résister aux pressions extérieures. Il faut, également, une volonté politique pour sortir à temps, du Trésor public, les moyens financiers à mettre dans la préparation de l’équipe nationale.
En guise de conclusion, pour que le football congolais sorte des sentiers battus et rebattus, il faudrait un plan cohérent et pratique, à respecter rigoureusement. Dans cette optique, le peuple sportif doit apporter son soutien aux autorités du Ministère des sports. Surtout que l’organisation des Jeux africains du cinquantenaire a échu au Congo.
Ces propositions, loin d’être des solutions miracles, n’en demeurent pas moins des remèdes sûrs.

Antoine BEMBA-POCKAT.

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