NÉCROLOGIE : MICHEL NGOMBO « LEY », INHUMÉ EN FRANCE

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L’ancien gardien des Diables rouges,Michel Ngombo ‘’Ley’’,  décédé le 21 novembre en France des suites d’un accident cardio-vasculaire, à l’âge de 64 ans a été enterré le 29 novembre  à Nice (France) où il résidait.  

Né le 25 juin 1955 à Léopoldville/ actuellement Kinshasa), Michel Ngombo a fait la pluie et le beau temps dans Télésport, Inter club, Etoile du Congo et le Club athlétique renaissance aiglon (Cara). Il a été un gardien de but très apprécié par les dirigeants et les supporters, qui l’avaient surnommé Ley, pseudonyme du célèbre chanteur de la République démocratique du Congo, à l’époque Zaïre, Tabu Ley.

L’ancien agent de la Régie nationale des travaux publics (RNTP) a longtemps fait la fierté de l’AS TP, pendant le championnat corporatif dans les années 1980 aux côtés de Rufin Malonga, Joseph Mounoundzi, Mombo Moukolo, Joseph Massengo. Ngombo Ley fut aussi, durant sa carrière, un grand spécialiste des penalties arrêtés.Il était reconnaissable par son impressionnant physique: grande silhouette (il toise les 2m), membres démesurés et des mains larges comme des battoirs. Pour amuser la galerie, il n’hésitait pas  de saisir le ballon d’une seule main et le montrer au public comme un trophée. Ce dernier, subjugué, scande alors: «Loboko moko»!

Michel Ngombo roule d’abord sa bosse dans Dragon B de Kinshasa. Il a 12 ans à peine. Parmi ses petits amis dans la zone de Barumbu où il grandit: Bienvenu Kimbembé ‘’Akim’’ et Daniel Fidissa ‘’Keïta’’ qu’il retrouvera à Brazzaville plusieurs années plus tard.
Le jeune Michel foule pour la première fois le sol brazzavillois en 1970. Il élit domicile chez sa tante au 36 de la rue Mbaka, à Poto-Poto. FC Santos, une équipe de mwana-foot l’accueille. Ses coéquipiers sont, entre autres, Félix Gambou-Ondono et Kimbembé ‘’Akim’’, encore lui. Son talent aiguise l’appétit des sergents-recruteurs.

A Brazzaville, Michel Ngombo commence sa carrière dans l’équipe de Kinsoundi Sotexco. Il en est le premier gardien de but et va hisser cette formation à la tête du championnat. Quelques années plus tard, il prête ses services à Télésport.

Fin 1975, sollicité par les Diables-Noirs, il effectue avec eux une tournée victorieuse au Gabon et au Cameroun. Mais en 1976, recommandé au colonel Yhombi-Opango par Paul Moukila ‘’Sayal’’, il opte pour l’Inter Club et dispute la Coupe d’Afrique des vainqueurs de coupe en 1978.  Pas pour longtemps, car en 1979 l’Etoile du Congo lui ouvre ses portes. Il gagne trois titres de champion et est l’un des artisans de la qualification en quarts de finale de la Coupe d’Afrique des clubs champions, en 1980, aux dépens du Hafia FC (Guinée) en arrêtant trois tirs au but.
Des démêlées avec un dirigeant l’envoient au CARA avec lequel il enrichit son palmarès en remportant le titre national de champion en 1984. Cette année-là, il est aussi dans les perches des Diables-Rouges lors de la Coupe de l’UDEAC.

En 1986, il opte pour la France en compagnie de Prosper Nkounkou « Mapro », l’ex-gardien de but de Kotoko de Mfoa et des Diables rouges. Dans l’hexagone, il joue à Toulouse et rate de peu de signer un contrat professionnel à cause des formalités administratives. Châteauroux (deuxième division), Avignon puis Cap d’Ail sont les autres clubs qu’il va intégrer. Détenteur d’une licence  d’entraîneur délivrée par la Fédération française de Football, Michel Ngombo a formé et encadré les jeunes gardiens de but de 7 à 20 ans dans ce pays. 

Son meilleur projet pour le football congolais, selon lui, il l’a mijoté un jour de rencontre avec le Président Sassou-Nguesso en Côte d’Azur, à la faveur d’un Sommet France-Afrique. Le chef de l’Etat lui suggére de revenir à Brazzaville pour s’occuper d’une école de jeunes gardiens de but: «Viens montrer aux enfants comment tu faisais»! Ce projet qui l’a ramené au Congo en 2018, le géant Michel ne le réalisera plus jamais.

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