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Le Roy mène les Diables au paradis

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Début août, une défaite 4:3 aux tirs au but face au Rwanda a éliminé le Congo des qualifications pour la Coupe d’Afrique des Nations de la CAF 2015, avant même que ne commence la phase de groupes. Huit semaines plus tard, les Diables rouges ont été réintégrés au dépens du Rwanda, exclu pour avoir utilisé un joueur inéligible. Un bonheur ne venant jamais seul, les Congolais occupent aujourd’hui l’échelon le plus élevé de leur histoire au Classement mondial FIFA/Coca-Cola en plus d’avoir de sérieux espoirs d’être présents au Maroc pour la CAN 2015.

Après deux journées dans les qualifications, les Congolais sont premiers du Groupe A avec six points. Ils ont débuté par une étonnante victoire 3:2 au Nigeria, infligeant aux Super Eagles leur première défaite à domicile dans un match de compétition depuis 1981. Buteur face au Nigeria, le capitaine Prince Oniangue a encore marqué dans la rencontre suivante face au Soudan, remportée 2:0. Les joueurs de Claude Le Roy comptent désormais deux points de plus que l’Afrique du Sud et cinq de plus que le Nigeria. Ces belles performances se sont traduites par un bond de 30 places au Classement mondial FIFA/Coca-Cola, où le Congo apparaît aujourd’hui au 48ème rang, et au 11ème parmi les nations africaines.

Depuis la création du Classement mondial en août 1993, jamais les Diables rouges n’avaient été positionnés aussi haut. Leur meilleur résultat jusque-là avait été la 57ème place d’octobre 2008, suite à quoi ils avaient connu une chute vertigineuse. En septembre 2011, ils étaient ainsi retombés au 144ème rang mondial, soit le pire classement de leur histoire.

Tactique et discipline
En décembre 2013, les dirigeants congolais décident de faire appel aux services de l’un des entraîneurs les plus expérimentés du football africain : Claude Le Roy, ancien sélectionneur du Cameroun, du Sénégal, du Ghana et de la RD Congo à deux reprises. À l’arrivée du technicien français de 66 ans, le Congo était 84ème à l’échelle mondiale. « Les gens ici sont plus que surpris. Cette 48ème place est assez incroyable, mais nous avons confiance en nous et nous sommes impatients de disputer les deux prochains matches », annonce Le Roy, réputé à la fois pour son sens tactique aiguisé et pour son intransigeance en matière de discipline.

« Ils savent que je ne rigole pas avec la discipline », confirme-t-il. « S’ils ne sont pas là le lundi d’avant le match, ils peuvent rester chez eux. Mais je peux vous dire qu’à ce jour, il ne m’a jamais manqué un seul joueur le lundi. L’équipe adhère à ma philosophie et sait très bien que je préfère perdre 3:4 que 0:2. Ça montre qu’au moins, on a essayé quelque chose. »

La victoire contre le Nigeria a particulièrement marqué Le Roy. « Même dans mes rêves les plus fous, je ne m’imaginais pas pouvoir les battre », admet le Français. « Je pense que psychologiquement, ils n’ont pas préparé leur match contre nous de la même façon qu’ils l’auraient fait s’ils avaient dû jouer la France ou le Brésil. Mais de notre côté, nous étions prêts, même avec des absents. La moyenne d’âge de mon équipe sur ce match était vraiment très basse, mais mes joueurs n’ont pas été impressionnés. Ils savaient qu’ils n’avaient rien à perdre. Les Super Eagles ont des joueurs qui évoluent dans des clubs comme Chelsea, Monaco et la Lazio, ce qui n’est pas notre cas, même si je suis persuadé que certains de mes garçons pourraient jouer au plus haut niveau. »

African Football Media

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