INTERVIEW EXCLUSIVE DE NIHRANT ABOURY, ANCIEN CAPITAINE DU CARA

0
47

Un peu partout dans le monde, il y a certains noms de joueurs qui sont associés aux clubs dans lesquels ils ont évolués. Celui de Nihrant Aboury est intimement lié au Club Athlétique Renaissance (CARA). Capitaine emblématique des « noir et rouge » entre 2003 et 2007, il a par son talent individuel et ses qualités humaines impacté à sa façon son club de cœur. Aujourd’hui en France et au crépuscule de sa carrière, il continue en tant que vétéran et s’est lancé dans l’encadrement des jeunes et le monde associatif. Congo Sport lui a tendu son micro pour une évocation du « bon vieux temps » et des perspectives d’avenir au profit des jeunes footballeurs congolais.

VOUS AVEZ CONNU UN GRAND SUCCÈS AU SEIN DU CARA AU DÉBUT DES ANNÉES 2000 ET PUIS ON VOUS A PERDU DE VUE. POUVEZ-VOUS NOUS FAIRE UN RÉSUMÉ DE VOTRE PARCOURS SPORTIF PROFESSIONNEL ?

J’ai commencé à jouer au foot à l’âge de six (6) ans dans les rues de Brazzaville. J’ai eu ma première Licence à 10 ans. C’était à la Ligue de Talangai avec AC Milan du coach Ornela. Ensuite, je suis passé tour à tour chez les Benjamins, les Minimes, les Cadets et les Juniors avec Sochaux du coach Willy Bena avant d’intégrer le CFA du Président CONTON.

C’est avec FC Brazza que j’ai connu la première division puis une année après j’ai été transféré au CARA que j’ai servi pendant 5 années. Entre temps, je suis passé par le Gabon au Munadji 76 avant d’être transféré en 2007 au Maroc et l’année d’après, je suis arrivée en France.

PARLEZ-NOUS DE VOTRE PALMARÈS

Je n’ai pas gagné grand-chose : finaliste malheureux de la coupe du Congo en 2007, quart-finaliste de la coupe d’Afrique des clubs avec OCK. J’ai aussi participé à la coupe d’Afrique des militaires avec Inter club au Cameroun.

AVEZ-VOUS ÉTÉ APPELÉ EN EQUIPE NATIONALE ? SI OUI, QUELS SOUVENIRS EN GARDEZ-VOUS

J’ai joué quelques matchs avec les Diables Rouges. Mon dernier match en équipe nationale date de 2006 à N’Djamena où le Congo rencontrait le Tchad. Je garde un mauvais souvenir de ce match parce qu’il faisait tellement chaud et on m’a donné de l’eau chaude qui m’a causé un mal de ventre terrible toute la nuit. Mon coéquipier avec qui je partageait la chambre, Baroza s’est mis à se maquer de moi avant d’appeler le médecin qui m’a donné quelques comprimés qui m’ont très vite soulagé.

DEPUIS QUELQUES ANNÉES, VOUS ETES EN France DU COTE DE LILLE. QU’ETES VOUS DEVENU ?

C’est vrai que nombreux m’ont perdu de vue mais je rassure que je continue de jouer en France. Je joue en vétéran pour garder ma forme et en même temps j’entraine les U10 de l’UN Lesquin.

ON A APPRIS QUE VOUS DIRIGEZ UNE ASSOCIATION. COMMENT L’APPELLE-T-ON ET QUELS OBJECTIFS VISE T-ELLE ?

Il y a deux ans que j’ai créé l’Association Napfoot qui a pour but d’aider les joueurs à progresser dans leur carrière, à franchir des paliers et à rencontrer de bons managers. Dans ce cadre, j’ai déjà placé quelques joueurs dans des clubs amateurs en Espagne. Parallèlement à cela, j’entraine l’équipe nationale des congolais de la région Hauts de France. Nous jouons chaque année la coupe d’Afrique des nations. A deux reprises, nous avons remporté le titre de vice-champion. Il arrive que j’invite les amis avec lesquels nous avons joué par le passé notamment Ngakoso Chirel « Ngouété », Yannick Mbemba, Yann Nkombo, Mayanith, Desmond, Dalphin Bassompa et mes petits de l’académie de Djiri : Thomas Pindou, Michel, Florian et bien d’autres. Cette année, en raison de la pandémie du Covid 19, je ne pense pas que le tournoi ait lieu.

EN JOUANT AU FOOT VOUS AVEZ CERTAINEMENT ÉTÉ INSPIRE PAR CERTAINS JOUEURS. LESQUELS ?

J’ai été inspiré par Ange Ngapy de CARA et le portugais Cristiano Ronaldo. L’un a bercé ma jeunesse et l’autre est entrain de démontrer l’étendue de son talent depuis plus d’une décennie.

QUE PEUT-ETRE L’APPORT DE VOTRE ASSOCIATION EN FAVEUR DES JEUNES JOUEURS CONGOLAIS ÉVOLUANT AU PAYS ?

Pour les jeunes joueurs congolais, la difficulté vient du fait que le visas est difficile à obtenir. J’ai essayé de ramener deux jeunes congolais en France mais l’ambassade a catégoriquement refusé de leur délivrer des visas. Je suis actuellement en collaboration avec une association pour venir sur place au pays et organiser des tests de détection en présence des recruteurs. Une fois que tout est prêt, je serai en contact avec la FECOFOOT pour bénéficier de leur soutien. J’ai déjà une équipe surplace dirigée par Monsieur Guelor Boulas.

QUAND SOUHAITEZ-VOUS ARRÊTER DÉFINITIVEMENT VOTRE CARRIÈRE ET QUE COMPTEZ-VOUS FAIRE APRES ?

Je continue à passer mes diplômes d’entraineurs pour me rendre utile en qualité d’encadreur et si possible revenir au pays pour entrainer le CARA, ce club qui m’a tout donné.

VOTRE DERNIER MOT

Je profite de souligner le travail exceptionnel que vous faite et vous encourage de continuer dans ce sens pour la promotion du sport congolais en général et du football en particulier. Ces interviews et portraits ont une portée que vous ne pouvez imaginer.

Du courage à toutes et à tous en ces temps difficiles du Covis 19. Restons optimiste et gardons notre joie de vivre tout en espérant une nette amélioration de la situation actuelle.

 

Propos recueillis par Ben’K AUBINSON

 

©Mai 2020, Congo Sport

Agence de Communication numérique et événementiel spécialisée dans l’actualité et les archives du sport congolais.

 

Médias Congo Sport

Page Facebook : Congo Sport

Chaine YouTube : Congo Sport TV

Site web : www.brazzafoot.com

Journal : Congo Sport MAG

 

Contacts

WhatsApp : +242 05 350 44 86

Appels et SMS : +242 06 665 84 51

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Résoudre : *
5 ⁄ 5 =