Disparition: Charly Mapataka répose désormais pour l’éternité

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Décédé le 17 octobre à CHU de Brazzaville à l’âge de 57 ans, le journaliste Charly Mapataka, a été conduit à sa dernière demeure le 28 octobre.

Les journalistes de la presse congolaise en général et ceux de la presse sportive en particulier, les amis et connaissances lui ont rendu un dernier hommage au Centre national de radio et télévision où sa dépouille a été exposée. Jean Tselane Mongo, le chef de service sport à Radio-Congo a lu l’oraison funèbre, reconnaissant en l’illustre disparu  les qualités d’un éminent journaliste qui,  a roulé sa bosse dans la presse écrite et audiovisuel. « Charly Mapataka savait être pointilleux dans sa plume ou au micro. Bien mieux, il écrivait librement et facilement quand il s’exprimait à la radio ou à la télévision. »

Qui était Charly Mapataka ?

Né le 13 janvier 1957 à Makotimpoko, Charly Mapataka de son vrai nom, Charles Mapataka  a obtenu son baccalauréat en 1976 sans avoir repris une classe depuis le début de ses études. « A la Faculté des lettres et des sciences humaines, la maladie a pris rendez-vous dans sa vie, le privant pendant des longues années de ses études. Si bien que son cycle universitaire a paru kilométrique ». Il s’en sort bien avec une licence en Sciences et Techniques de communication en 1986.

Avant d’être engagé à la fonction publique en 1993, il conciliait sa profession de journaliste avec l’enseignement. Il fait ses débuts  dans l’enseignement en sa qualité de prestataire dans plusieurs établissements de Brazzaville, notamment au CEG Gampo Olilou, l’ENMA et l’INJS en dispensant des cours en Anglais, en Français, en Espagnol et en Lingala. Charly Mapataka fait ses premiers pas en journalisme au journal « le Stade ». Selon le témoignage fait par Jean Tselane Mongo, sa plume n’a jamais laissé indifférent ses lecteurs qui l’avaient aimé pour la qualité de ses textes et pour ses analyses et commentaires professionnels.  Arrivé à Radio Congo  après son intégration, Charly Mapataka  collaborait à la  rédaction, au service des communiqués,  faisait les animations avant de choisir librement d’évoluer dans le service des sports. Il fut affecté au groupe de presse « La Nouvelle République » où il assumait les fonctions de chef de service  Sports et rédacteur en chef de l’édition sportive sans laisser Radio-Congo où il prestait en sa qualité de collaborateur extérieur animant des émissions, Radio- Congo sport et des magazines des sports. Sa collaboration s’est étendue dans le journal Le Fanion du groupe MN Com dans lequel il signait  sous des noms différents notamment, Kenneth Nana, Josemy Mackmond.

Bon gardien de but,  bon danseur et humoriste rivalisant certains doués de l’humour, telles sont les autres qualités de Charly Mapataka relévées dans le témoignage fait par son chef de service à Radio-Congo. Il assumait aussi les fonctions de troisième vice-président de l’Association internationale de la presse sportive section-Congo depuis 2012 puis, il a été commissaire aux comptes de l’Association des journalistes des sports du Congo de 2006 à 2010.

Charly Mapataka souffrait pendant longtemps du nerf sciatique qui l’éloigna de la profession depuis un long moment. Selon le témoignage, sa mort est la conséquence d’une secousse brusque et brutale similaire à un accident vasculaire cérébral qui l’a attaqué à l’issue d’une réunion de famille à Talangaï. Un choc qui l’a plongé dans le coma jusqu’à la  mort, laissant derrière lui une veuve et sept enfants. Adieu Charly. Que la terre te soit légère

James Golden Eloué

Légendes et crédits photo :

Charly Mapataka conduit à sa dernière demeure (Photo Adiac) Le président de l’AIPS Congo déposant une gerbe de fleurs (Photo Adiac)

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