Coupe du monde Russie 2018 : les Diables rouges compromettent leurs chances de qualification

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À peine commencé, les Diables rouges sont déjà vers la porte de sortie. Les Congolais ont concédé leur deuxième défaite d’affilée en s’inclinant le 12 novembre à Kampala (0-1) face aux Cranes de l’Ouganda, en match comptant pour la deuxième journée des éliminatoires de la Coupe du monde.

Après deux journées, le compteur des Diables rouges n’a pas bougé : zéro point. Ce qui n’était plus arrivé au Onze national depuis les éliminatoires de la Coupe du monde 2002. Avec six points de retard pris sur l’Egypte, le leader du groupe, grâce à sa victoire (2-0) sur le Ghana, les Congolais ont déjà compromis leurs chances de disputer le premier mondial de leur histoire.  Leur qualification pour la Russie relèverait d’un authentique exploit alors qu’avant le début de la campagne, Pierre Lechantre y croyait.

« Il va falloir déjà, sur les deux premiers matches, prendre un minimum de points voire 4 points, de façon à ce qu’après ces deux matches, on a pratiquement dix mois sans jouer de matches qualificatifs pour la Coupe du monde. Le Ghana, c’est 10 mois après. On essaie de se faire un petit matelas contre l’Egypte et contre l’Ouganda. Et comme ça on travaille pendant huit ou dix mois avec une équipe qui aura une grosse envie d’aller vers les matches aller- retour contre le Ghana et après on peut tout espérer », annonçait le sélectionneur des Diables rouges après la victoire contre la Guinée Bissau.

Aujourd’hui, l’histoire ne lui donne pas raison puisque la prestation de ses poulains laisse à désirer. Avec une défense à blâmer, laquelle a  multiplié les pertes de balles, les hommes de Pierre Lechantre ont échappé à une humiliation à Kampala grâce au talent de Wolfrigon Mongondza. Le gardien congolais a multiplié des parades après l’ouverture du score à la 18e minute par l’Ougandais Miya.

Quand la défense est pointée du doigt, tout le  secteur offensif n’est pas épargné.  Sur l’ensemble du match, les Congolais n’ont eu que peu d’arguments à proposer à leurs adversaires. Avec beaucoup de déchets  dans les transmissions, les Diables rouges ne se sont montrés dangereux  qu’ une seule fois  et à quel moment? Dans les ultimes minutes de la rencontre,  le débordement puis le centre de Delarge Dzon a failli faire mouche .  La talonnade de Ganvoula  sauvée, in extremis, par la défense puis la reprise, mal exploitée par Jordan Massengo, qui a atterri dans les bras du gardien ougandais.  Il fallait remonter vers la fin de la première période pour greffer à cette action, la frappe pas assez puissante mais cadrée de Bouka Moutou. Le reste du temps, les Congolais ont été incapables de réagir comme en témoignent  leurs difficultés à s’approcher de la surface de réparation. Dans ces conditions, le système de jeu de Pierre Lechantre, qui consistait à créer des situations de buts, n’a visiblement pas fonctionné.

Outre le Congo, le Ghana est aussi en mauvaise posture. Les Black stars n’ont qu’un petit point glané lors de la première journée lorsqu’ils ont été tenus en échec par l’Ouganda 0-0. Le dimanche, le Ghana s’est incliné en terre égyptienne face aux Pharaons d’Egypte  2-0. Mohamed Salah a ouvert le score à la 43e minute sur  penalty et Abdallah Saeid  a mis les Pharons à l’abri à la 86e minute. L’Egypte qui disputera l’année prochaine, la double confrontation face à l’Ouganda pourrait valider son ticket en cas de double victoires.  Car après les deux jours, elle garde la tête du groupe E avec six points+3 suivi de l’Ouganda 4 points+1, du Ghana 1 point-2 et du Congo 0 point-2.

James Golden Eloué

Légendes et crédits photo :

Les Diables rouges compromettent leurs chances (Photo Kwamy) Merveil Ndockyt aux prises avec un joueur ougandais (Photo Kwamy)

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