Armel Mamouna-Ossila ouvre la boîte à souvenirs

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Attaquant international entre 2001 et 2008, Armel Mamouna-Ossila était aussi l’homme d’un seul club, l’Etoile du Congo. Il ouvre pour nous la boîte à souvenirs.

Les Dépêches de Brazzaville : Armel, pour ouvrir cette boîte à souvenirs, te souviens-tu de ton premier match de championnat ?

Armel Mamouna-Ossila: Mon premier match en club ? c’était forcément avec l’Etoile du Congo, après pour me souvenir de l’année, c’est plus compliqué. Aux alentours de 1996…A l’époque, j’étais capitaine de l’équipe réserve de l’Etoile, je m’entraînais et j’étais réserviste de l’équipe première dans laquelle évoluaient Roch Simplice Embingou dit Kabela, le capitaine Roch Toussaint Service, Mbama Mesmin dit Kalusha, Brice Mokossi dit Raim, capitaine Aimé Moutholé dit Mavinho, Mokiemé Nono, Yocka Judicael, Armand Kitoko, Bokatola Richard » La richo »… Il y avait aussi Willy Endzanga, avec qui j’ai ensuite joué en sélection.

LDB : Et ton premier but en équipe première ?

A.M.O : Je ne sais plus trop, je dirais contre Cara ou Patronage, peut-être durant la saison 1997.

LDB : Quel est le premier sélectionneur à t’avoir appelé chez les Diables rouges ?

A.M.O : Le premier a été le coach Minga (ndlr : Noël), mais je n’avais pas joué. C’est Christian Letard qui me titularisera pour la première fois contre le Liberia en 2004 (ndlr : le 20 juin dans le cadre des éliminatoires CAN/CM 2006). C’était contre le Liberia et on avait gagné 3-0. J’avais marqué le deuxième but de la tête, et Michel Bouanga avait ouvert le score sur penalty. Et Tchoulé Batota avait inscrit le troisième.

LDB : Outre l’Etoile du Congo, tu as joué en Roumanie. Te souviens-tu de ton arrivée ?

A.M.O : Ah oui, c’était inoubliable : je suis arrivé en décembre à Bucarest, il y avait de la neige. Ce n’était pas facile. Pour le premier entraînement, je vois la neige et je pense que la séance va être annulée… Qu’est-ce qu’il faisait froid. Mais bon, j’ai réussi à faire mon trou là-bas. On s’habitue à tout quand on a la foi et l’envie.

LDB : As-tu encore en tête ton premier but dans le championnat roumain ?

A.M.O : Oui, c’était pour mon premier match, j’avais mis un doublé avec le FC International Pitesti (ndlr : 2e division) et on avait gagné 3-1.

LDB : Après six saisons en Roumanie, direction la France…

A.M.O : Oui, le coach Letard m’avait mis en contact avec Le Poiré-sur-Vie, où j’habite toujours aujourd’hui.

LDB : En quelle division, à l’époque ?

A.M.O : Je suis arrivé en CFA, puis j’ai participé à la montée en National.

LDB : Et en Vendée, premier match, premier but ?

A.M.O : Non, pas cette fois. C’était un match nul contre la réserve du FC Nantes (0-0). En revanche, j’avais marqué pour mon second match, contre Fontenay-le-Comte.

LDB : Et pour le dernier match de ta carrière, le club avait-il préparé des festivités ?

A.M.O : Non. Lors de la saison 2010-2011, je me suis donné une blessure musculaire. Et je n’ai plus rejoué pour le club. Ensuite, j’ai encore joué en DH deux saisons à la Châtaigneraie, pour le plaisir.

LDB : Quel est le moment le plus intense de ta carrière ? Le premier qui te vient ?

A.M.O : J’ai eu beaucoup d’émotions, mais je pense que c’est mon but contre le Mali, une semaine après le match du Liberia (ndlr : le 4 juillet). Je confirme la confiance du coach Letard puisque j’offre la victoire à la 30e face à une belle équipe du Mali.

LDB : Et ta plus grosse déception avec les Diables rouges ?

A.M.O : Je ne sais pas trop… De ne pas avoir disputé une Coupe d’Afrique des nations. On l’a loupé de peu à deux reprises, en finissant à la deuxième place, mais sans être parmi les meilleurs deuxièmes. Peut-être aussi un certain manque de reconnaissance, car dans le football, on t’oublie vite.

LDB : En six années de sélections, quels coachs t’ont laissé le meilleur souvenir ?

A.M.O : Les entraîneurs de mes débuts, le coach Henry Endzanga et le coach Camille Ngakosso que je salue. J’ai aussi apprécié Christian Letard, Ivica Todorov et surtout Noël Tosi, avec qui j’ai gardé des bons contacts après son passage au Congo.

LDB : Et quels partenaires t’ont le plus impressionné ?

L.D.B : J’ai eu la chance de jouer avec beaucoup de bons joueurs, mais je dirais Rolf Nguié Mien. Quand tu es attaquant, c’est un plaisir de jouer avec un milieu de terrain de son niveau. Sa qualité de passe, c’était du haut niveau. Je me souviens aussi de l’émergence du jeune Fabrice Ondama, qui était prometteur dans ses déplacements, dans son jeu. J’admirais aussi Tsoumou Denis…

LDB : Y-a-t ’il un défenseur adverse que tu craignais d’affronter ?

A.M.O : Non. C’est plutôt l’inverse : l’adversité me motivait. Par exemple, je me souviens contre le Mali, j’avais Sammy Traoré au marquage. Un joueur rugueux, très grand, costaud. Ça m’avait motivé et j’avais marqué.

LDB : Aujourd’hui, que fais-tu, Armel ?

A.M.O : Je fais un peu de business. Après avoir raccroché, je voulais voir autre chose que le football. Mais, aujourd’hui, l’envie est revenue. Donc avec des anciens co-équipiers, ici et en Roumanie, on veut développer un réseau d’agents de joueurs.

Camille Delourme

Légendes et crédits photo :

Armel Mamouna-Ossila, avec son numéro 12, en amical face à la Bretagne: l’une des ses dernières apparitions chez les Diables rouges (CD/ADIAC)

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